09/10/2007

Chronique d'un dimanche

La semaine, je rêve du week-end et je pense allégrement à tout ce que je vais pouvoir entreprendre avec ce capital temps à utiliser (sans modération) afin de combler les retards domestiques et m’accorder quelques moments de dominical loisir.
J’ai des projets plein la tête et je sens radicalement s’élever en moi un sentiment de liberté et de bien-être, au fur et à mesure que les jours passent
Et puis, arrive le dimanche…

Levée à 7h30 au lieu de 6h30 (déjà une heure de gagnée !), je commence ma journée par faire une liste des tâches de la journée. Qu’il fasse beau ou pluvieux, ce petit rituel (qui ne change pas depuis des décennies) m’apporte toujours la même satisfaction, lorsqu’au fil des heures, je barre les posts accomplis.
Tout en dégustant ma frangipane-tasse de café, booster de cette journée de détente-rien-qu’à moi, je branche mon ordinateur. Surprise ! En effet, des tas de blogueurs sont venus déposer des commentaires sur mes blogs et je me fais une joie d’y répondre. Seconde tasse de café.
Skype m’appelle. Une copine voudrait savoir si son nouveau blog est correct et si Mozilla n’en perturbe pas trop la présentation. Nous testons ses états d’âme et ajoutons ensemble des photos sur ses posts perso.
Il est déjà presque 10h… Ce n’est pas grave, la journée est longue, c’est dimanche.

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On sonne à la porte. C’est ma voisine : elle prend le train ce midi et son nouveau bagage refuse obstinément de s’ouvrir. Nous tirons, nous poussons, nous arrachons, nous soupirons et la capricieuse valise lâche enfin prise. Exténuée mais contente que cela n’ait finalement pris que 30 minutes, je referme la porte. Soudain, le téléphone me fait sursauter : mon fils voudrait que je le conduise chez sa copine. Elle habite à quelques kilomètres et les bus sont rares le week-end. Il a raison, qu’est-ce que 60 kilomètres, un dimanche ? Nous partons donc dans le quart-d’heure et je reviens tout juste pour rassurer ma mère qui s’impatientait, le rôti sur le feu. Oui, le dimanche, je mange chez ma mère, histoire de gagner un peu de temps et d’économiser la vaisselle. Aujourd’hui, elle essaye une nouvelle recette dans son nouveau four. Le mode d’emploi est en anglais mais pas de souci, je chausse mes lunettes et nous finissons par déguster un super menu, tandis que certains en sont déjà au goûter.

Dehors, le soleil brille. Après le repas, j’ai beaucoup moins de cœur à l’ouvrage. Une petite balade me ferait tant de bien : elle réveillerait à coup sûr mes ardeurs de ce matin afin d’entamer la liste des tâches de la journée. Je téléphone donc à une copine : nous irons faire un tour à vélo.
Nous pédalons plus que prévu dans une nature si belle, en ce mois d’octobre. Surprises par la chaleur des derniers rayons du soleil, nous sentons rapidement la nécessité d’une boisson fraîche. Après-tout, le repassage attendra bien encore une heure !

Les jambes en compote, je rentre enfin chez moi. J’ai faim. Je me prépare un plateau-repas avant d’attaquer la manne de linge qui me nargue du fond de la cuisine. Je zappe tout en dégustant une cuisse de poulet froid : un débat sur les ratons-laveurs attire mon attention. C’est fou ce que ces bestioles sont sympatiques. Ce serait idiot de ne pas suivre le débat juqu’au bout, le fauteuil reposant ainsi mon dos endolori par les coups de pédales de l’après-midi.
Il est finalement plus tard que je ne le pensais. Pas d’importance, c’est dimanche… Cette fois, je m’y mets ! Une dernière petite visite sur mes blogs et j’attaque ma liste. Encore quelques visiteurs, je réponds vite.
Il est 23h45, je suis vanée. Il serait peut-être préférable que j’aille me coucher pour me lever plus tôt demain, je suis du matin….
Quelle dure journée !

Toute ressemblance avec des personnes existantes n’est que pure réalité…

C'est là, je pense, mon véritable esprit ostrogoth : joindre l'inutile à l'agréable, la dérision à la raison et remettre au lundi ce qu'on ne peut faire le dimanche. Sur ce, à jeudi !

Ostrogothé à 13:29 par Hollynx | 3 Olibrius !