06/11/2007

Peggy hard

 

Mon cher Médor, dit Piggy à son chien qui le suivait prudemment, mon cher, nous allons tout d’abord nous sustenter, manger quelque chose, il doit bien y avoir par ici un petit restaurant où la goulasch sera mangeable, ensuite, nous enquêterons.

  Pink, sans remarquer un prudent suiveur qui se cachait de coins de rue en bordures d’avenues, se retrouva au centre de Mockba, capitale de par-là. Une enseigne laissait entendre que l’on servait à manger dans l’immeuble qui fait coin avec une agence de voyage proposant des parcours idylliques.   Un repas frugal arrosé de vin de Crimée, un dessert à base de latex gris, un café d’eau colorée marron, et hop, voilà Pink prêt à l’emploi.   Notre héros déplie son portable, pousse un peu les restes du déjeuner vers le bout de table s’installe au clavier.   C’est hallucinant, tout se passe comme si elles et ils n’attendaient que lui, Pink Piggy est en communication directe avec tous les assoiffés du sperme informatique, avec les rasées de la cafetière, tous ces altérés du lutrin reniflent l’arrivée de Pink Piggy sur le Net, c’est quoi le truc spécial qui les met dans tous leurs états dès qu’il active son pseudo et pire quand il passe la vitesse supérieure en s’appelant Peggy Hard. 

Les voici toutes et tous comme la vérole sur le bas-clergé, tout cela serait rigolo s’il n’y avait les vrais monstres, les découpeurs de mômes, les salopards qui en veulent aux enfants des autres ou aux gros sous des veuves et des célibataires. Ça, ceux-là, Pink les sens, les hait, il s’est donné mission de s’en occuper et cela fait partie, dans sa tête, de l’enquête que lui a confiée Sarkostrogo.

  

Ostrogothé à 06:15 par Xian | 0 Olibrius !

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